Dernière mise à jour : 14 octobre 2026La rédaction, Rédaction
Clavier QWERTY en AZERTY

Quand un clavier QWERTY remplace sans prévenir l’AZERTY habituel, la frappe devient illisible : le A et le Q échangent leur place et d’autres touches bougent avec eux. Le plus souvent, le système a simplement basculé sur une autre disposition, parfois en deux gestes involontaires, parfois après l’ajout d’une langue. Reste à savoir si la bascule est logicielle ou si le clavier physique lui-même est d’origine américaine. Nous détaillons les raccourcis, les réglages de chaque appareil et les moyens d’éviter que le problème revienne.
Un clavier QWERTY, c’est un clavier dont la rangée de lettres du haut commence par les touches Q, W, E, R, T et Y, alors que l’AZERTY français débute par A, Z, E, R, T et Y. Les deux dispositions se ressemblent, ce qui explique que l’on remarque la différence seulement en tapant un mot de passe ou une adresse : le A devient Q, le Q devient A, et la ponctuation se déplace.
Sous Windows, la bascule vient presque toujours d’un raccourci pressé par erreur : Alt+Maj ou Windows+Espace changent de disposition sans message d’alerte. Une mise à jour majeure de Windows, une session à distance, un changement de compte ou une réinstallation du système peuvent aussi réactiver une langue secondaire et, avec elle, une disposition QWERTY.
Le problème a des conséquences concrètes : un mot de passe saisi avec la mauvaise disposition risque d’être refusé sans que l’on comprenne pourquoi. C’est un piège à connaître quand on se connecte, par exemple, à une messagerie Gmail depuis un ordinateur dont le clavier a changé de disposition. Avant de réinitialiser quoi que ce soit, mieux vaut donc vérifier la disposition active.
Deux raccourcis servent à basculer. Le premier est Alt+Maj : le guide d’aide de Microsoft indique que, pour basculer entre les dispositions de clavier, il faut appuyer sur cette combinaison. Le second consiste à maintenir la touche de logo Windows enfoncée, puis à sélectionner la barre d’espace, ce qui fait apparaître la liste des dispositions installées.
Sans raccourci, l’icône de langue d’entrée située dans la zone de notification de la barre des tâches, près de l’horloge, permet aussi de choisir la disposition. Elle affiche le code de la langue active, par exemple ENG ou FRA ; un clic ouvre la liste, et il suffit de sélectionner la disposition française.
Ce geste règle le cas le plus courant, celui d’un clavier QWERTY apparu après un raccourci involontaire. Si la liste ne propose pas de disposition française, c’est qu’elle n’est pas installée : la section suivante explique comment l’ajouter.
Dans les paramètres, tout se règle depuis la même page. Le chemin est : Paramètres, puis Heure et langue, puis Langue et région. À côté de la langue concernée, le menu à trois points donne accès aux options de langue (intitulées Options linguistiques sous Windows 11, simplement Options sous Windows 10).
| Étape | Windows 11 | Windows 10 |
|---|---|---|
| Ouvrir les réglages de la langue | Trois points à côté de la langue, puis Options linguistiques | Même démarche, via Options |
| Vérifier les dispositions installées | Section Claviers | Section Claviers |
| Ajouter une disposition | Ajouter un clavier, puis choisir la disposition | Même démarche |
| Retirer une disposition | Trois points sous Claviers, puis Supprimer | Même démarche |
Sous la section Claviers, il faut vérifier que la disposition souhaitée n’est pas déjà installée. Si le français est absent, on l’ajoute avec Ajouter un clavier. À l’inverse, la suppression d’une disposition est impossible lorsqu’elle est le seul clavier de la langue : il faut donc d’abord ajouter la bonne, puis retirer l’autre.
Pour une langue entière, la logique est la même : l’option Supprimer apparaît à côté de la langue, sauf s’il s’agit de la langue d’affichage actuelle. Cette étape est la plus efficace pour éviter les bascules, car un raccourci ne peut plus activer une disposition qui n’existe plus.
macOS parle de sources de saisie. Pour en ajouter, le guide d’utilisation du Mac publié par Apple indique d’ouvrir le menu Apple, puis Réglages Système, de cliquer sur Clavier dans la barre latérale, d’aller à Entrée de texte et de cliquer sur Modifier. Le bouton Ajouter permet ensuite de chercher une langue et la méthode de saisie associée.
Une fois la source ajoutée, le menu Saisie apparaît dans la barre des menus. On y choisit directement la méthode voulue. Au clavier, Contrôle+Barre d’espace sélectionne la dernière méthode utilisée, et Contrôle+Option+Barre d’espace sélectionne la suivante.
Apple prévient aussi d’un cas utile : si la méthode choisie ne correspond pas au clavier physique, les touches pressées peuvent différer des caractères qui s’affichent. C’est précisément la situation d’un clavier QWERTY dont la disposition logicielle est restée sur une autre langue.
Quand les inscriptions des touches sont en QWERTY, le défaut ne vient pas du logiciel. Forcer l’AZERTY ferait alors apparaître des lettres différentes de celles gravées sur les touches. La solution la plus simple consiste à utiliser la disposition qui correspond aux inscriptions, ou à remplacer le clavier par un modèle AZERTY.
Sur Mac, une subtilité existe : macOS distingue trois types de clavier physique, ANSI, JIS (Japon) et ISO (Europe). Lorsqu’un clavier n’est pas reconnu à sa connexion, l’Assistant réglages clavier s’ouvre automatiquement pour identifier le modèle, comme le décrit le guide d’utilisation de macOS. Répondre à cet assistant en accord avec la forme réelle des touches évite bien des décalages.
Sur un ordinateur portable ou un clavier externe acheté à l’étranger, il vaut donc mieux vérifier le type physique avant de chercher un réglage qui n’existe pas.
Sur iPhone, les claviers se gèrent dans Réglages, puis Général, puis Clavier, puis Claviers. L’option Ajouter un clavier permet de choisir la langue. Pour passer d’un clavier à l’autre pendant la saisie, on maintient le doigt sur la touche en bas à gauche du clavier à l’écran, ce qui ouvre un menu ; un appui rapide fait basculer directement.
Sur Android, l’aide de Gboard décrit deux chemins. Depuis un champ de saisie, on touche Paramètres en haut du clavier, puis Langues, puis Ajouter un clavier ; on choisit la langue, puis la disposition (AZERTY, QWERTY ou autre), et l’on valide avec OK. Depuis les réglages du téléphone, le chemin passe par Système, Clavier, Clavier à l’écran, Gboard, puis Langues, où l’on active la disposition voulue.
Pour changer de langue en tapant sur Android, un appui prolongé sur la barre d’espace suffit, ou la touche de sélection de langue si elle est affichée dans les préférences. Ajouter un clavier avec Gboard ne modifie pas la langue du téléphone : seul le clavier change.
Une mise à jour majeure peut réactiver une langue secondaire installée sur la machine, et sa disposition avec elle. La même chose se produit parfois après un changement de compte ou une réinstallation. Il suffit de rouvrir la section Claviers de la langue et de supprimer la disposition en trop.
Le plus sûr est de ne laisser qu’une seule disposition installée : sans alternative, ni Alt+Maj ni Windows+Espace ne peuvent en activer une autre. Sous Windows, la suppression est impossible tant que la disposition est la seule de la langue, donc l’ordre est d’ajouter la bonne avant de retirer l’autre.
Il suffit de regarder l’icône de langue d’entrée dans la zone de notification de la barre des tâches. Elle affiche un code comme ENG ou FRA, et un clic sur cette icône ouvre la liste des dispositions pour en choisir une autre.
Sur Mac, un clavier non reconnu déclenche l’Assistant réglages clavier, qui demande son type physique : ANSI, JIS ou ISO. Cette réponse est distincte de la méthode de saisie choisie dans le menu Saisie, qui reste modifiable à tout moment.
Oui, à condition de s’appuyer sur l’indicateur : l’icône de la barre des tâches sous Windows, le menu Saisie sous macOS, la touche en bas à gauche du clavier sur iPhone. Sous macOS, Contrôle+Barre d’espace ramène à la dernière méthode utilisée, ce qui permet d’alterner entre deux dispositions seulement.